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 ...Lola O'Neil... [Achevée !]

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MessageSujet: ...Lola O'Neil... [Achevée !]   Mer 10 Oct - 22:09

Nom : O’Neil
Prénom : Lola Georgiana Virginia Valentina (eh oui, tout cela !)
Surnom : Lo’
Âge : 23 ans

Métier : Costumière

Description Physique :

Lola possède un visage d’une grande finesse et d’une extrême douceur. Ses joues sont un peu potelées, preuve de son incorrigible gourmandise. Le teint est lumineux, presque marmoréen. Néanmoins, ses adorables petites pommettes sont souvent rouges d’émotion ou colorées par ses interminables fous rires. Mais le regard d’un homme ou un compliment lui font le même effet.

Les yeux en amande de la jeune femme sont ce qu’elle a de plus expressifs chez elle. Plissés lorsqu’elle est fâchée – ce qui est très rare, à moins qu’elle ne fasse semblant -, ou bien quand elle cherche à sonder quelqu’un pour savoir si on ne lui ment pas ; écarquillés lorsqu’elle est surprise ou choquée ; caressant lorsqu’elle est attendrie ou heureuse. Son regard est d’autant plus fascinant que sa prunelle est cerclée d’une étonnante couleur dorée, puis d’une profonde couleur verte. Il est souvent perdu à l’horizon, songeur et mystérieux. Lorsque la jeune femme sourit, de petites rides commencent à se former dans le coin de ses yeux, mais n’altèrent en rien sa beauté discrète mais froide.

La bouche est pulpeuse et rose, faite pour embrasser et rire. Ses lèvres douces esquissent en permanence un léger sourire rêveur qui peut se faire malin et charmeur pour adoucir un interlocuteur réticent. De petites fossettes se creusent quand elle rit, et elles sont donc sans cesse visibles.

Lola aime beaucoup ses longs cheveux blonds, d’une lumineuse couleur blond doré, presque blanc. Des reflets dorés apparaissent lorsque les rayons du soleil viennent caresser sa chevelure. Ondulés, ils bouclent par temps humide, ce qui lui donne du fil à retordre pour se coiffer. Si la jeune femme préfère rester naturelle, elle ne manque pas de changer de tête chaque mois minimum. Son excentricité la pousse à adopter parfois des coups de cheveux totalement loufoques, comme la fois où elle avait coupé court sa magnifique chevelure ondulée, et dont le résultat, curieusement, n’était pas si mal. Elle est également passée par le roux, le brun, et un noir bleuté qui lui donnait l’air d’une actrice de films X sado-masochiste. Expérience qui l’a traumatisée, elle-même ainsi que son entourage.

La jeune femme est assez petite et plantureuse, et sa silhouette gracile évoque un peu une starlette des années 30 ou 40 : le buste sculptural, la peau aussi blanche que du marbre, mais toujours chaude. Pourtant, en dépit des formes appétissantes de ses cuisses et sa poitrine, il émane d’elle une impression d’intense douceur, une fragilité qui donne envie de la prendre dans ses bras pour la consoler, la protéger. Ses « attaches » (poignets, chevilles, taille, cou) sont d’une grande finesse, tout comme son visage. Son originalité transparaît surtout au niveau de ses vêtements, qu’elle déniche dans des friperies ou se crée elle-même. Elle sait mettre ses atouts en valeur, et on ne la verra jamais mal habillée. Elle a une classe indéniable, et un joli corps dont elle ne se plaint pas. Ce qui ne l’empêche pas de se torturer pendant des heures pour sculpter sa silhouette
.



Caractère :

La principale qualité de Lola est et restera toujours sa bonne humeur contagieuse ; en effet, elle est d’un optimisme à toutes épreuves, et on la verra très rarement pleurer. Et si d’aventure cela lui arrive de laisser couler quelques larmes, généralement dues à un petit chagrin d’amour ou à l’émotion, elle retrouve très vite le sourire grâce à ses amis et sa famille. Elle communique si bien joie de vivre, qu’elle apparaît d’emblée sympathique aux gens qu’elle rencontre, ce qui fait d’elle quelqu’un de très appréciée au Shakespeare Theater, en plus de son travail de costumière. Elle est toujours en train de rire, et ses bons mots et ses petites piques dénuées de méchanceté ne manquent jamais de faire rire ses interlocuteurs, ou tout du moins sourire, ce qui n’est déjà pas si mal. Sa vivacité et sa bonne humeur permanente sont appréciées de tous, et Lola est de très bonne compagnie. Elle est altruiste, et n’envie pas le bonheur des gens, bien au contraire : elle tente même de le favoriser. Tête en l’air, c’est une incroyable gaffeuse : un verre de bourgogne sur le pantalon blanc tout neuf, l’allergie aux cacahuètes inopinée, la crise de hoquet interminable…

Serviable, elle est toujours prête à donner d’elle-même à défaut de quelque chose d’ordre matériel. Car Lola est terriblement dépensière, et son budget est englouti par le shopping – bien qu’elle fasse parfois ses vêtements elle-même, ce qui est économique – et ses dépenses dites « esthétiques ». Ah, mais quelle coquette, cette Miss O’Neil ! Elle veut toujours plaire, quitte à sacrifier un peu d’elle-même, de son temps et de son argent. C’est une incorrigible épicurienne, qui mord la vie à pleines dents, vivant au jour le jour, à la bohème dont elle a le style et profitant de chaque instant. Elle reste très simple et gracieuse, même si parfois son côté excentrique reprend le dessus.

D’une grande douceur, elle aime beaucoup les enfants et rêve d’en avoir. Du moins, il faudrait qu’avant elle trouve l’homme de ses rêves, son idéal sentimental. Parce que Lola possède des idées très arrêtées sur ce que doit être une relation idéale, elle ne veut pas se marier. Elle désire rester toujours maîtresse de ses actes, de sa liberté chérie et de son indépendance. Elle ne veut pas s’enchaîner dans une relation plate et sans rebondissements : elle veut une vie amoureuse pareille à une pièce de théâtre, mais une comédie, de préférence ! Sa vision idéale serait deux appartements, deux vies séparées, mais liées, toutefois. Eh oui, Lola est terriblement contradictoire, et ne sait jamais ce qu’elle veut : c’est son petit capricieux qui, loin de repousser, amuse et fait son charme.

Bercée comme elle l’est par des histoires d’amour romanesques, Lola ne peut s’empêcher de rêver à l’Amour… et avec un grand A, sinon rien ! Elle croit dur comme fer à ses valeurs, à la fidélité et tout ce qui s’ensuit. Mais pour le moment, pour ce qui est de la fidélité… Etant donné que l’inconstante Lola change de petit ami comme de chemise, allant parfois jusqu’à en collectionner deux en même temps – son gros record a une fois était de quatre… elle s’est trouvée vraiment immonde et immorale. Pourtant, c’est une jeune femme sensible et affectueuse : mais elle n’arrive pas à concevoir une vie sans changements de tout ordre, et elle est souvent en conflit avec elle-même.

Désinvolte, elle préfère déguiser ses petites piques et ses rares remarques railleurs sous une voix onctueuse et un adorable petit air malin. Néanmoins, lorsqu’elle a quelque chose à dire, elle le dit ; sa franchise est appréciée par tous, car elle n’est jamais brusque et sèche. Elle sait tourner les critiques de sorte à ce qu’elle ne blesse pas directement, mais lorsqu’on parvient – ce qui est déjà un pur miracle ! – à la pousser hors de ses gonds, sa langue peut devenir très acérée. Energique, elle ne supporte pas la flemmardise, et il faut toujours qu’elle soit en train de faire quelque chose : elle a peur de l’ennui.

Dans le travail, auquel Lola se consacre énormément, elle est une tout autre personne. Travailleuse, horriblement perfectionniste mais la plupart du temps sérieuse, elle est réellement passionnée par son métier de costumière, n’hésitant pas à veiller tard dans la nuit pour finir ses costumes. Son inspiration est soudaine, et la rend impulsive et créative par intermittence, de sorte à ce qu’elle dessine à n’importe quelle heure de la nuit des esquisses des vêtements dont elle a rêvé ou qu’elle vient d’imaginer, et qui serait parfait pour tel rôle tragique, etc. Et quelle monstrueuse impatience elle éprouve la veille des représentations ! Lola n’est certes pas angoissée, puisque c’est la personne la plus décontractée qui soit ; au contraire, elle a un don inné pour calmer les artistes avant d’entrer sur scène, à l’aide de tisanes, d’odeurs, de massages…

C’est une délicieuse jeune femme, rieuse et à l’esprit vif et rusé, quoique peu réfléchie parfois…



Hobbies/Loisirs : Les principaux hobbies de Lola sont son travail, auquel elle pense presque 24/24 – elle en rêve très souvent, ce qui parfois, lui fournit une idée qu’elle n’arrivait pas à trouver depuis une semaine.
Le dessin, également, qui est la base de son métier, et son excellent coup de crayon l’a aidé et l’aide toujours à se constituer un charmant petit pactole en fin de mois. Par exemple, lorsqu’elle était à Paris, Lola peignait des aquarelles de très bonnes factures représentant des grands monuments, qu’elle vendait principalement à des touristes américains ou chinois.
Elle arrivait ainsi à se payer des tonnes et des tonnes de vêtements, car elle adore faire du shopping. Que ce soit des habits, des livres ou des objets pour sa décoration, Lola ne peut s’empêcher de dépenser tant et plus ; heureusement, elle fait toujours attention et ne s’est donc jamais retrouvée dans le rouge, bien qu’elle l’ait parfois frôlé.
Et puis, le voyage est pour Lola quelque chose d’essentiel, dont elle ne peut se passer : à chaque congé, elle en profite pour sillonner l’Europe avec une valise vide, et revenir au Shakespeare Theater avec celle-ci, cette fois bourrée à craquer. Elle ramène de ses voyages tout un tas d’idées colorées, une inspiration stimulée et une grande force créatrice.
Mais par-dessus tout, son plaisir vital est devenu le Shakespaere Theater : ne ratant pas une représentation théâtrale ou de danse, son émotion et sa fierté sont d’autant plus fortes lorsque ses voisins de siège aussi bien sur le talent des acteurs que sur les costumes, les décors… La jeune femme ne vit maintenant plus que pour le théâtre, comblée par la petite communauté dont elle fait partie, et qu’elle n’est pas prête de quitter
!


Phobie : Lola a horriblement peur des araignées, et d’ailleurs de tous les insectes possibles. Premièrement, son métier de costumière l’oblige à prendre toute une série de mesures préventives contre ces fichus insectes qui risqueraient de ruiner ses sacro-saints costumes, qu’elle chouchoute autant qu’elle-même. On trouve alors des boules anti-mites partout : chez elle, dans sa voiture, dans tout le théâtre, dans ses poches...
Et puis, il y a cette terreur viscérale de ces sales petites bestioles, qu’elles soient des araignées, des guêpes, des cafards et même des mouches ! Si par malheur elle en découvrait une, son cri de frayeur suffirait à ébranler les murs du Shakespeare Theater
.


Signes Particuliers : Une tache de naissance beige au creux des reins, une petite cicatrice de cinq centimètres de long sous l'avant-bras gauche.

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***


Dernière édition par le Sam 20 Oct - 11:15, édité 8 fois
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MessageSujet: Re: ...Lola O'Neil... [Achevée !]   Jeu 11 Oct - 5:13

Ohh, ma meilleure copine! bien le bonjour Miss O'neil!
Très beau début, j'ai hate de voir la suite! Wink

Un petit hic : le rôle de costumière consiste uniquement à habiller et ajuster les tenues des comédiens (J'ai peu être été pas très claire ...) mais étant donner que tu était si bien partie, je te met costumière/co-designer. Tu travaillera en collaboration avec Elizabeth Chabert (dans production) ta belle soeur, ça te va? ^^

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MessageSujet: Re: ...Lola O'Neil... [Achevée !]   Mar 16 Oct - 21:43


Impeccable !
Je te remercie (chère idole ^^), vraiment, je n'avais pas vraiment fait la différence Neutral
Enfin, la situation est au mieux ! Very Happy
Puisque le message dépasse la longueur autorisée, je poste l'histoire entièrement ici.
Enfin, entièrement, relativement devrais-je dire ; elle n'est pas encore terminée !



Histoire : Le background de votre perso... (15 lignes minimum)
*Meilleure amie d'Elena White
*petite soeur de ben O'neil
*Amie avec Matthew Clever et Cassandre Fair
*Elle flash carrément sur Alexander Stevenson

La Naissance : le 1er septembre 1984.


Un long hululement qui n’avait rien à envier à Tarzan se fit entendre dans la petite chambre d’hôpital, et tout le personnel médical se tordit de rire devant ce cri de victoire ridicule et inopiné. A l’origine de cette hilarité soulageante, une petite boule de chair écarlate qui se tordait comme un ver pour échapper aux ciseaux que tenait son père, un petit homme carré à l’air un peu ahuri devant toute cette agitation. Le cordon ombilical coupé, la petite chose se met à hurler de plus belle, de peur et de colère : qu’est-ce que ce monde de géants, qui parlent une langue à peine décryptée dans le ventre maternel ? Et quel est cet hurlement perçant qui parvient même à assourdir ses pauvres petites oreilles délicates ? Serait-ce…

Mais à peine ces prémices de pensées eurent-elles passées dans le petit esprit de l’enfant, qu’une horde de grosses dames se ruèrent près du lit de la chère maman, et l’assommèrent avec leurs interrogations débiles – « ma pauvre Cat’, est-ce que ça va ? Pas trop fatiguée ? Combien d’heures de travail ? Plus que Ben ? Oh, ma p’tite, regarde ce petit bout de chou… Elle est quand même plus petite que Ben, hein Cat’ ? Cat’ ?! » -, tandis que la malheureuse Catriona O’Neil regardait toutes ces envahissantes femmes la bouche entrouverte, l’esprit embrumé par la fatigue et l’émotion. Son regard vitreux s’arrêta sur le nouveau-né, et elle parvint à sourire en laissant couler une larme de bonheur, avec une seule pensée : enfin !

Entourée d’infirmières qui la palpaient avec des gestes professionnels, le bébé les observait avec une certaine curiosité, passée la première vague d’effroi. Leurs doigts chauds la calmèrent rapidement, et elle se laissa même faire tandis qu’on la pesait, et vérifiait s’il n’y avait pas de défauts dans le nouveau produit. Mais à part une tache de naissance rouge en forme de lune au creux des reins, il n’y eut rien à signaler. L’enfant fut confiée à sa mère, qui la serra contre son giron. Bercée par les bras et la chansonnette de Catriona, berceuse bien vite reprise par les trois tantes qui roucoulèrent à ses côtés et formèrent un véritable chœur, le bébé s’endormit… pour être réveillé cinq minutes par un « Lola ! Lola ! » suraigu, scandé par ses tantes en délire.

Ce sera Lola, donc ; et comme pour donner son consentement, la petite Lola se mit à donner de la voix elle aussi, sous les éclats de rire de tous les O’Neil présents.


Premières frasques : à partir de 1987…

Une énorme touffe blonde émergea d’un carton de déménagement, puis ce fut l’apparition d’une petite bouille ronde et rose. Des bouts de polystyrène sautèrent partout, et ses minuscules doigts dans la bouche, le petit rire enfantin de Lola se fit entendre, et se transforma bientôt en hurlement de rire. Démonstration de joie bientôt rejointe par celle de son frère Ben, qui ouvrit la porte du camion de déménagement en pouffant. L’adolescent de douze ans grimpa dans la remorque, escalada moult meubles et cartons : il en cherchait justement un, mais comment se repérer maintenant, puisque tous les cartons arboraient le même « Fragile » ? Il s’était cru bien malin, en plaçant sa petite sœur dans un carton, tout en lui disant qu’il s’agissait d’une partie de cache-cache géant. Elle n’avait certainement rien compris, Lola n’avait que trois ans ! Il fallut tout de même alerter leurs parents, follement affolés comme ils l’étaient par la disparition de leur fille cadette, juste à la veille de leur déménagement ! La punition fut terrible pour tous deux : Ben fut privé de télévision, et Lola n’eut pas droit à son chocolat journalier. Mais le soulagement des parents avait été tel, qu’il n’avait pas eu le cœur de punir plus durement leurs enfants. Malheureusement pour eux, ils n’étaient pas au bout de leur peine… et de leurs surprises !

1988.


En effet, en grandissant Lola manifesta une imagination débordante, qui, bien évidemment, fut aussi bien un mal que bien ; c’était là le principal moteur de ses sottises, et son grand frère Ben, quoique âgé de treize ans, n’était jamais en reste et participait activement aux frasques incroyables de sa cadette. Par exemple, la petite fille rêveuse qu’était et que serait toujours Lola avait été complètement fascinée par l’histoire de la petite sirène de Henderson. Comme nombre de petites filles de son âge, Lola réclamait toujours à ses tantes – toutes semblables à de véritables marraines de conte de fées -, Georgiana, Virginia et Valentina, toutes trois présentes à sa naissance, et probablement là à veiller leur mignonne tête folle tout au long de son enfance, son adolescence, puis dans sa vie adulte… Car Lola O’Neil était Lola O’Neil, et était vouée à ne grandir jamais.
Donc, Lola avait pris l’habitude, comme toutes les gamines de quatre ans, de s’identifier à son idole marine, et ce n’était plus que la petite sirène dans sa chambre, entièrement redécorée comme une calle de bateau avec un fatras de filets et son vieux parquet peinturluré à la gouache bleu (ce qui a d’ailleurs engendré une énorme crise parentale) ; mais aussi dans sa petite bouche rose, sur ses dessins, et bien entendu, elle possédait toute la panoplie de la maniaque de la petite sirène.

Mais l’antre sous-marin de son idole marine ne lui suffisait pas ni d’avoir également son costume de sirène : il lui fallait une ressemblance plus frappante, plus réaliste. Et une idée germa bien vite dans l’imagination fertile de Lola… C’était l’évidence même : des branchies, il lui fallait respirer sous l’eau ! Complètement obsédée par cette nouvelle lubie, l’enfant profita de la sortie hebdomadaire à la piscine pour mettre en pratique sa théorie : selon elle, si elle restait longtemps sous l’eau, des branchies finiraient par lui pousser dans la poitrine. Aussitôt dit, aussitôt fait, Lola prit son courage à deux mains, grimpa les barreaux de la gigantesque échelle du plongeoir, et sauta dans le bassin avec un magnifique saut de l’ange et un « banzaïïï » de guerre. Le seul petit problème, était qu’à quatre ans, Lola ne savait absolument pas nager, et ne quittait normalement jamais sa bouée ou ses brassards. Aussi toucha-t-elle le fond de la piscine, mais ne remonta pas. Collée au fond, s’accrochant désespérément aux rebords glissants de la coque pour ne pas remonter, Lola se sentit bien vite abandonner prise, et perdre ses esprits. Mais soudain, alors que le manque d’oxygène avait commencé à faire apparaître de petits points noirs qui dansaient devant ses yeux fermés, elle se sentit respirer malgré elle. Et à elle, de pousser un « hourra » suraigu de victoire : ses branchies avaient donc poussées ! Malheureusement, lorsque ses yeux se rouvrirent, Lola déchanta : son petit corps était allongé à terre, et elle respirait normalement. Néanmoins, elle ne fut pas longtemps déçue, car elle aperçut alors son sauveur le maître nageur ; ce fut le premier béguin de Lola, et très certainement pas le dernier !


Les premières passions… puis les suivantes !


Sitôt aperçu Matthew Cook, exit la petite sirène, exit les branchies, exit toute cette poiscaille qui tournoyait sans cesse dans cette petite blonde ! Depuis sa mésaventure à la piscine, Lola devint d’une coquetterie dont elle n’avait jamais fait preuve auparavant. Bien au contraire, c’était la première à sauter dans les flaques de boue lors de pluies diluviennes – ce qui arrivait assez fréquemment -, ou de piquer les petites voitures délaissées de son grand frère. On avait à présent toutes les chances de la trouver plantée devant le miroir de la salle de bains, qui était pour sa petite taille immense, sa silhouette d’enfant prenant des poses provocatrices des mannequins qu’elle voyait dans les magazines, qu’elle épluchait maintenant des heures durant, avec un air de concentration un rien arrogant. Son petit béguin pour le maître nageur Matthew avait achevé de déclencher chez Lola une bouffée de féminité précoce, et dont elle ne se séparerait jamais.

Dès lors, elle osa aller vers les garçons de son école et elle eut tout un tas de petits amoureux, minuscules couples sympathiques et attendrissants se tenant sagement la main, s’échangeant parfois des regards complices en rougissant. Elle manifesta très tôt des talents certains pour le dessin, à tel point qu’à huit ans, sa maîtresse d’école poussa ses parents à l’inscrire à des cours de dessin. Au départ assez réticente, car aller voir un « monsieur tout sec » qui ressemblait de façon frappante à Mister Bean ne motivait pas particulièrement la petite Lola. Mais, conformément à son sosie, le professeur de dessin se montra d’une jovialité excessive et d’une gentillesse qui motivèrent énormément Lola : elle faisait des progrès de cours en cours, et son coup de crayon était déjà impressionnant pour son jeune âge. Mais cette précocité ne se calquait pas sur l’école dite normale : Lola rêvait, baillait aux corneilles pendant que les autres faisaient tout un tas de choses qui ne l’intéressaient pas le moins du monde, laissant se perdre son regard par-delà la fenêtre, et dessinant au lieu de faire ses multiplications fastidieuses. Néanmoins, elle dut continuer l’école, malgré son manque intersidéral de motivation…

Si bien que, ses parents l’obligeant à aller au lycée, Lola, avec pourtant un an d’avance, décida de changer de cadre, et les prévint de sa ferme volonté de voyager un peu et de couper court avec le quotidien monotone qui était le sien. La jeune fille de quatorze ans trouva facilement un compromis qui réjouit et attrista également tout le monde : elle irait dans un lycée de Paris puis, conformément à ses vœux, irait, si elle y parvenait – ce qui était couru d’avance -, aux Beaux-Arts de la capitale. Aussitôt dit, aussitôt fait ! Ou presque… Lola se sentit enfin vivre, et put respirer de l’art à longueur de journées : à ses cours de dessins, d’histoire des arts, et de littérature, qu’elle appréciait beaucoup. Et si elle excellait dans les matières artistiques, elle était le cauchemar ambulant de tous les enseignements scientifiques : elle inventait des théorèmes, remplissait de sottises toutes plus aberrantes les unes que les autres ses copies. Fort heureusement, elle les abandonna bien vite, et se consacra entièrement à ses passions : les arts et… les hommes ! Elle en changeait autant qu’elle le pouvait, dans une soif de changements pour le moins surprenante, voire maladive.

Décrochant haut la main ses diplômes, notamment celui qui attestait que Mademoiselle O’Neil était apte à continuer des études si elle le désirait, et ce dans n’importe quelle école de mode. Cependant, l’Angleterre lui manquait terriblement, et le dépaysement était vraiment trop pesant, malgré la kyrielle d’amis qu’elle s’était faite à Paris. Le soir de Noël de ses 22 ans, Lola eut une révélation : il fallait qu’elle parte !


Le Retour aux Sources, et le Shakespeare Theater…


Les O’Neil virent donc apparaître une Lola complètement harassée par le voyage sans aller retour Paris-Londres, et fêtèrent doublement le nouvel an, surtout que la jeune femme n’avait, comme à son habitude, prévenu personne. Peut-être avait-elle fait quelques allusions à son frère adoré… Mais celui-ci, bien trop occupé par SON Baroque et une jolie demoiselle que Lola brûlait de connaître, n’avait pas su lire entre les lignes totalement désordonnés de sa petite sœur, dont les lettres et les mails partaient dans tous les sens : études, amours, sorties, croquis, c’était un bien joli méli-mélo décrit par une plume folle, mais vraiment incompréhensible. On l’accueillit donc à bras ouverts, avec cette allégresse toute particulière des Irlandais qu’étaient les O’Neil. Encore que… c’était là un beau patchwork, que cette famille ! Une tante italienne, Valentina, dont avait hérité généreusement Lola, un grand-père écossais, et qui avait transmis à sa petite-fille son goût pour les légendes, les traditions, son côté rêveur…

Sa ville – presque – natale enchanta également Lola, qui retrouva « son territoire » inchangé. Mais la chose qui la ravit et l’émut le plus, ce fut de revoir l’imposant et prestigieux Shakespeare Theater, aérien et élégant bâtiment qui faisait rêver Lola depuis toujours. Petite, elle jurait qu’elle serait actrice ou rien, mais à vingt-deux ans, elle brûlait d’y entrer, mais cette fois par les coulisses. Un matin, ses diplômes en poche, le pas et le cœur légers, la jeune femme manda un rendez-vous avec le propriétaire, et elle décrocha aussitôt la place de costumière, pour bientôt devenir co-designer avec une certaine Elizabeth Chabert, qui n’était pas n’importe qui, puisqu’elle était sa… belle-sœur ! Les premiers contacts furent timides, puis leur travail les rapprocha beaucoup, et il ne se forma pas plus efficace duo que les deux belles-sœurs. Lola se fit également d’autres amis, comme le charmant Matthew Clever, et Cassandre Fair qui la fait mourir de rire. Mais sa plus grande joie fut de pouvoir travailler auprès de sa meilleure amie de toujours : Elena White ! Epatée devant ses indéniables talents, Lola ne se lasse pas de la voir répéter des heures durant : elle est sa muse, et l’inspiration lui vient automatiquement lorsqu’Elena se trouve sur les planches. Elle jure d’ailleurs que l’attitude de Phoenix Howard est louche, très louche… et qu’ils forment un si joli couple, sur scène ! Mais elle ne fait pas part de ses allusions trop directement, et s’amuse à les taquiner insidieusement. En admiration devant la troupe A, on peut dire que Lola a carrément flashé sur l’un des acteurs, le ténébreux Alexender Stevenson. Etrangement, elle est morte d’angoisse et de peur, et n’ose pas faire un pas vers lui ; alors, sans doute par lâcheté, la charmante Lola s’est entendue avec Elizabeth pour n’avoir à créer que les costumes féminins, du moins pour cette saison d’hiver, en attendant que peut-être, son coup de foudre s’estompe…
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MessageSujet: Re: ...Lola O'Neil... [Achevée !]   Sam 20 Oct - 19:09

VALIDÉE ma chère amie!

J'ai bien hate de partager un post avec toi ^^

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MessageSujet: Re: ...Lola O'Neil... [Achevée !]   Sam 20 Oct - 19:14

Merkiii Very Happy

Eh bien de même, à mon plus grand plaisir ! Wink
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MessageSujet: Re: ...Lola O'Neil... [Achevée !]   

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