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 Le calme après la tempête [Phen H.]

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Elena White
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MessageSujet: Le calme après la tempête [Phen H.]   Lun 22 Déc - 0:10

    Le calme après la tempête




    " Un café? "

    La voix de Chris Deblois sorti Elena de sa torpeur. Elle releva la tête pour dévisager la personne qui l'interpellait.

    " Oh, merci Chris. Je ne dit pas non. "

    Miss White sourit à l'éclairagiste qui lui tendait un des cafés qu'il tenait sur son plateau. Elle se pencha pour lâcher son vieux textes tout froissé et souffla sur le liquide chaud en le portant à ses`lèvres. Le jeune homme déposa le plateau en carton et s'étira longuement. Il profita de sa pause pour raconter à la comédienne la dernière mésaventure qui lui était arrivé avec les projecteurs de droite.

    La belle était assise sur un escalier en métal à roulette depuis un bon moment déjà. Dans les coulisses, le Staff du théâtre allait ici et là pour s'assurer que tout était en règle pour une représentation de plus. Quelques techniciens étaient sur scène pour des tests d'éclairages et de sons. Elena avait regardé cet agitation tranquillement assise derrière les rideaux depuis que la grande horloge avait sonné midi. Lola avait quitté l'appartement tôt pour aller se promener en ville et Elena avait profité de sa solitude pour faire du lavage. Elle s'était bien vite lassé du linge à plier et s'était rendue au théâtre.

    Depuis qu' Hamlet était joué, la salle était comble chaque soir. Il fallait s'y attendre après une avant-première aussi fracassante. Le publique attendait déjà beaucoup de la part du Shakespeare et maintenant, c'était pire que jamais. Elena n'avait pas besoin de lire la presse, elle savait simplement par le bouche à oreille qu'on parlait en bien et en mal de l,avant-première depuis.

    Mais ça, c'était le tout dernier de ses problèmes. Il y avait plus important qui lui torturait l'esprit : le jeu de ses deux acteurs préférés tournant au vinaigre et devenant excessivement trop convainquant (au plus grand plaisir du publique), la scène, la belle engueulade derrière les rideaux, Jake qui leur criait de se taire, de se lâcher... Et Elena, impuissante, qui avait beau se démener pour calmé le feu qui brûlait, mais qui n'arrivaient pas à stopper la colère grandissante entre Matt et Phen...

    " Bon, faudrait bien que j'y retourne moi ..."

    " Merci pour le café. " ajouta Elena alors que Chris reprenait le plateau de carton qu'il avait déposer.

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Phœnix Howard
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MessageSujet: Re: Le calme après la tempête [Phen H.]   Lun 22 Déc - 1:02

***

Hamlet - William Shakespeare Acte III, scène 1
Une autre salle dans le château


OPHÉLIA
« La beauté, monseigneur, peut-elle avoir une meilleure compagne que la vertu ? »

HAMLET

« Oui, ma foi! car la beauté aura le pouvoir de faire de la vertu une
maquerelle, avant que la vertu ait la force de transformer la beauté à
son image. Ce fut jadis un paradoxe; mais le temps a prouvé que c’est
une vérité. Je vous ai aimée jadis.
»

OPHÉLIA
« Vous me l’avez fait croire en effet, monseigneur. »

HAMLET
« Vous n’auriez pas dû me croire; car la vertu a beau être greffée à
notre vieille souche, celle-ci sent toujours son terroir. Je ne vous
aimais pas.
»


***


    A chaque fois qu'il parcourait des yeux cette scène, Phen ne pouvait s'empêcher de fermer les yeux et les images de l'Avant Première du nouveau triomphe du Shakespeare Theater se bousculaient devant ses paupières clauses. Les sourcils froncés, un trait vertical entre les deux yeux et la mâchoire crispée, tout laissait transpirer le mécontentement, la colère montante mais contenue. De justesse, mais contenue. Ses doigts serraient nerveusement les vieilles pages de l'œuvre shakespearienne, tellement qu'à chaque instant, on pourrait croire qu'ils allaient déchiqueter le papier en morceaux. Mais c'était mal connaître Phœnix Howard que de penser qu'il perdrait la tête n'importe où, n'importe comment.
    En fait, seules les évènements de l'Avant Première, lorsque Jeu et Réalités s'étaient rencontrées sur la scène et dans les cœurs étaient preuve que comme les autres, le jeune homme n'était qu'un être humain qui risquait à tout moment de craquer et d'agir selon son instinct viril, d'homme déchiré.


    « Phen Howard...toujours aussi mystérieusement sérieux à ce que je vois ? »

    Le jeune homme fut tiré de son flashback par la voix sensuelle et mélodieuse d'une experte de la séduction; une jeune femme qui se proposait en Beauté personnifiée et qui le savait parfaitement. D'un pas feutré et leste qu'elle travaillait chaque jours en sa qualité de danseuse, ses longues boucles brunes, presque ébènes et sa douce peau au goût de pêche s'étaient approchés de lui et frôlait à présent son dos et son avant bras. Telle une déesse venue de son enfer, Charlotte Davis avait profité d'un moment de faiblesse de sa proie favorite pour retenter une offensive dont seule elle avait le secret. Ainsi donc, elle se tenait derrière lui; il la devinait provocante et éclatante dans toute sa splendeur et rien qu'à y penser, un sourire vint étirer ses lèvres et chasser d'un coup net ce à quoi il pensait voilà à peine quelques secondes...et en même temps à qui.

    « Et toi Charlie, tu ne perds pas le nord... »
    fit-il tranquillement en se tournant doucement pour lui faire face et plonger dans ses belles amandes vertes afin de s'y perdre complètement. Fière de sa victoire, la jeune femme lui décocha un sourire de satisfaction et passa ses deux mains derrière son cou, limitant d'avantage encore et de façon dangereuse l'espace qui séparait leurs deux corps. Phen la laissa faire et poussa même un petit soupir...de bénédiction?
    Charlotte savait cependant qu'il faudrait beaucoup plus que cela pour le faire tomber à sa merci; leurs petits jeux que Jake qualifiait de sulfureux n'importait que peu au jeune homme. C'était tout bonnement une façon comme une autre de ne pas la décourager, de ne pas la vexer même si elle pouvait se douter qu'elle n'oserait jamais aller plus loin avec lui. Phen avait conscience que la Belle ne cherchait pas du concret lorsqu'elle s'amourachait d'un homme. Surtout pas si on pratiquait le métier qu'il avait choisi: la comédie. Il sondait trop bien les êtres humains, les avait trop observé pour ne pas déceler leur humeur, à savoir s'ils avaient choisi la carte de la vérité ou pas.

    Mais pour le moment, le jeune homme décidait de simplement se laisser aller et de ne pas réfléchir. C'est pourquoi il se contenta de porter ses mains sur la taille de guêpe de son amie et de la rapprocher en plus de lui. Charlotte laissa échapper un hoquet de surprise; serrant plus encore son étreinte autours de son cou, elle se hissa sur la pointe de ses pieds pour être à sa hauteur. Un autre sourire et la voilà qui traçait de son ongle les contours de sa lèvre inférieure, sa bouche voluptueuse formant un petit "o" plein d'extase et de jubilation. Phen, lui, ne bougeait pas. A croire que cela lui plaisait; c'était le cas mais il ne pouvait s'empêcher de fermer à nouveau les yeux et son ange aux doux cheveux blonds prenait la place de la belle danseuse étoile.
    L'étreinte de la méprise durant quelques minutes, le temps pour Phen de se tirer brutalement de sa rêverie en même temps qu'il se défaisait de la cage infernale dans laquelle Charlotte avait essayé de l'emprisonner.


    « Sans rancunes, ma Belle...mais je n'ai pas la tête à ça. »

    C'est ainsi qu'il la planta dans la coulisse qui séparait la partie Backstage de la scène; tout en s'éloignant à grandes enjambées de la jeune femme, cette dernière, la première surprise passée, reprit ses esprits et sachant pertinemment qui se trouvait sur la scène à siroter son café tout en passant en revue ses répliques, lui lança un « A bientôt, mon Chéri » avant de s'éclipser de leur moment intime, laissant le jeune homme franchir les planches tant connues et tellement arpentées.
    Aux mots de Charlotte, le jeune homme avait tourné la tête en direction des coulisses et après avoir envoyé un baiser du bout de ses longs doigts en direction de la Belle, fixa de nouveau son attention sur le lieu qu'il avait pénétré, un sourire post-charmeur sur les lèvres...lèvres qui se figèrent tout autant que son regard en découvrant qu'Elena White se trouvait sur le bord de la scène, ses grands yeux bleus dévisageant sans comprendre le nouvel arrivant.


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MessageSujet: Re: Le calme après la tempête [Phen H.]   Lun 22 Déc - 2:48


    Alors que Chris s'éloignait d'elle pour retourner à la console, Elena laissa plâner son regard vers la salle vide. Il y avait quelque chose de réconfortant dans la vision de tout ses bancs écarlates innocupés. Enfin, réconfortant pour une Elena qui redoutait de se retrouver sur scène devant la salle comble à chaque représentation. Il y avait longtemps qu'elle n'avait plus peur de la scène. Non, ce n'était pas cette perspective qui l'effrayait mais plutôt l'idée de rejouer une fois de plus Ophélia au millieu du Prince Hamlet et de son frère Laertes à l'endroit même où les mots de la pièce collait inévitablement avec la réalité.

    " ... Je ne vous
    aimais pas."


    La jeune comédienne n'arrivait pas à s'expliquer pourquoi la scène 1 de l'Acte III la rendait si fragile, presque autant que la scène de sa mort qui lui rappelait trop bien l'avant première... La jolie blonde échappa un profond soupire et porta le café à ses lèvres.

    Et elle détourna la tête sans aucune raison, de la même façon qu'on inspire. C'est à croire que son instinct avait présentie ce qui se tramait hors scène. Ses paisibles yeux claires s'imprégnèrent de surprise quand elle croisa la gracieuse silhouette de Charlotte au bras de ... Phoenix Howard. La gorgée que la demoiselle s'apprêtait à prendre lui brûla la groge en même temps que la vision étouffa sa cage thoracique.

    Sur la pointe des pieds, de la plus taquine et intime des façons, Charlotte posait ses fins doigts sur le visage, sur les lèvres d'Hamlet qui restait de marbre, un légé sourire sur la commisure de ses lèvres. Elena regretta alors amèrement l'execllente vue que l'optométriste lui vantait : le couple avait beau être en arrière scène, à plusieurs mètres d'elle, la jeune femme ne voyait que trop clairement ce qui se passait. Elle n'arrivait pas à détaché son regard.

    C'est alors qu'elle se rendit compte à qu'elle point son coeur cognait, à qu'elle point elle pouvait avoir chaud et surtout, combien cette vision la faisait réagir. Elena détourna brusquement le regard, reprenant son texte en main. Ses yeux s'attardaient au hasard sur les mots qu'elle regardait mais ne voyait pas. Son coeur palpittait d'indignation infondée, son souffle s'était racourcit d'une jalousie qu'elle ne se connaissait pas. Éprise par l'incompréhension de ses propres émotions, Elena avala durement le malaise qui l'avait prise et reposa son regard vers les coulisses.

    « A bientôt, mon Chéri »

    Un blasphème bien peu flatteur à l'égard de Miss Davis traversa l'esprit de la comédienne. Les joues d'Elena s'empourpèrent quand un baiser de la main du jeune homme fut lancé à l'adresse de cette maudite ballerine. Les yeux clairs d'Ophélia se posèrent vers Phoenix qui arrivait sur scène à grande enjambé, son insondable visage à nouveau fermé. Pourquoi avait-il été si près, si présent en la présence de Charlotte alors qu'il se fermait devant la comédienne qu'il avait juré apprécier plus que la plus part de ses collègues?

    Tristan, amoureux et fougueux, puis l'insondable Hamlet à l'esprit troublé et maintenant, Phoenix dans son tout nouveau rôle : Dom Juan!

    Elena était totalement hors d'elle-même et s'ajouta à ces émotions son orgeuille qui ne lui permettait pas de démontré cette faiblesse qui n'attendait qu'un regard pour se laisser paraitre au grand jour. D'accord, elle était jalouse! Et après? Cette réaction n'était même pas juste! Elle n'avait aucun reproche à faire à Miss Davis sinon d'être trop garce! Phen ne lui appartenait pas... Miss White inspira un bon coup, replongeant son regard dans le texte qu'elle faigna de lire avec beaucoup d'attention, espérant de tout son coeur que Phen ne lise pas dans son regard à elle. Une certitude s'opérait en elle, une certitude radicale. Elena se rendait compte à l'instant combien elle pouvait tenir à Howard. Ce n'était pas de petites étincelles de jeune fille ou l'attachement qu'on épprouve pour un ami, un collège. Le feu qui brûlait en elle à ce moment précis pour Phoenix Howard avait prit tout son sens, tout son ampleur pour la jeune femme. Elle pouvait bien se le nier à elle-même, elle ne supportait pas de voir une autre demoiselle, encore moins cette peste de Charlotte, aux bras de son Phoenix.

    Elena opta pour le masque froid de l'indifférence. Avec un peu de chance, il s'en irait et ne viendrait pas lui parler. Ce qu'elle venait de réaliser de la plus brutal des façons ne devaient pas parraitre sur son visage. Et puis d'abbord, il ne savait pas qu'elle les avaient vue, non? Ce n'était pas de ses ognions après tout...

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MessageSujet: Re: Le calme après la tempête [Phen H.]   Mer 24 Déc - 1:29

    Pendant quelques minutes qui lui semblèrent équivalentes à une éternité, il fut incapable de bouger la moindre parcelle de son corps. Figé sur place, les jambes et les bras paralysés comme s'il avait été gelé par un mauvais sort, Phen se retrouvait telle la cible d'un jeu de fléchettes dont les principaux pions s'étaient implantés sur toute sa longueur, de la pointe de ses cheveux jusqu'aux bouts de ses pieds. Il lui semblait même qu'une des flèches s'était frayée un chemin entre le tissu de sa chemise immaculée qu'il portait avec nonchalance à en juger par les manches repliées jusqu'aux coudes et les trois premiers boutons ouverts, flèche qui avait traversé sa chaire et faisaient saigner son territoire le plus sensible, bien qu'il essayait de se persuader du contraire. Charlotte Davis n'avait certainement pas voulu jouer les Appolons avec sa petite mise en scène; sa haine envers Elena White était bien trop notoire et sans limites pour que l'on puisse croire à un retournement de situation, où la Belle se transformait en bonne fée dont la Fortune devait sourire à sa défunte ennemie devenue sa petite protégée. A cette pensée, Phœnix esquissa un petit sourire en détournant nerveusement la tête; ou était-ce simplement le fait qu'il prenait conscience que sa paralysie n'était que passagère parce qu'imaginée?

    Elena ne bougeait pas; très droite, un mélange de froideur et de dignité dans son regard acier tant le bleu qui s'en dégageait paraissait irréel à celui qui la regardait, Phen ne pu s'empêcher, malgré la tornade de sentiments divers et d'émotions contenues qui ravageait son être, de la trouver plus belle que jamais. Il admirait une fois de plus sa taille souple et gracieuse, ce maintient qui ferait rêver n'importe qu'elle princesse, sa masse de boucles blondes virevoltant autours de son visage pour glisser inlassablement vers le bas de son dos. Assise en tailleur sur le bord de la scène, le jeune homme distinguait nettement ce qu'elle devait être en train de lire avec qu'il n'aie réussi son entrée fracassante avec à son bras la femme qu'elle ne pouvait supporter. Car si Charlie la Brune ne pouvait encadrer la jeune femme, Lena la Blonde nourrissait des sentiments réciproques à l'égard de la danseuse étoile du corps de ballet qu'Alyssa Dowter dirigeait d'une main de maître, une poigne de fer dans un gant de velours.

    Phen n'avait pas prévu leur petit jeu tout à l'heure mais il ne l'avait pas repoussée pour autant. Autant dire qu'il n'y avait pas d'excuse possible qu'il pourrait avancer pour se justifier. Et après tout, il n'était en aucun cas sa propriété, était libre de flirter avec qui lui plaisait. Pourquoi donc se creusait-il l'esprit pour aborder la jeune femme sans trop la froisser? De plus, cela faisait plus d'un mois que les deux partenaires de scène ne s'adressaient plus la parole. Quand aux relations entre lui et Matthew...à la moindre évocation de son nom, Phen senti une colère foudroyante le traverser cependant que le pincement dans sa poitrine évoluait en douleur. A quoi bon se triturer l'esprit? Phen pensait avoir été suffisamment indulgent envers Elena lorsqu'ils s'étaient tous deux retrouvés dans la loge. Et soudain, l'envie furieuse de la sentir une nouvelle fois tout près de lui, comme avant, sa main effleurant sa joue tandis qu'il savourait l'océan de ses yeux le prit et s'il s'était écouté, s'il avait succombé à cette impulsivité qui n'était autre que l'autre part de lui-même, peut-être l'aurait-il prise à bras le corps pour l'attirer dans les coulisses. Pour qu'elle prenne la place que Charlotte avait laissée quelques instants auparavant; pour que son imagination qui lui avait joué un autre tour devienne réalité...

    Toutes ces réflexions et anticipations traversèrent son esprit pendant une fraction de secondes. A part son petit geste nerveux, Phen n'avait pas bougé. Elena perdurait dans son rôle de statue, mimant la Diane chasseresse, cette divinité grecque qui pour bien des spécialistes, était figure de pureté et de droiture. Lena ne se serait jamais risquée aussi loin avec lui; jamais! Charlotte avait tout d'une Aphrodite - aguichante, sensuelle et appelante - alors qu'Elena, elle, était beaucoup plus réticente, presque sauvage et une pointe provocante malgré elle, le genre de femme qui savait se faire désirer sans déceler le pouvoir de séduction qu'elle détenait. Une proie moins facile en somme.
    Voilà! Il était à nouveau là, le mâle en lui, qui lui soufflait des images et des idées fantastiques qui ne pouvaient, de devaient pas exister. Il avait cru pouvoir transformer ses fantasmes en actions, sortir de la rêverie une bonne fois pour toute lorsqu'il l'avait embrassée, sur cette même scène quelques mois auparavant. Pour la première fois, Phen réalisa pourquoi il s'était laissé prendre au jeu. Il avait rêvé d'Elena comme étant plus qu'une simple collègue et bonne amie. Le résultat? Des répétitions dont le quotidien était aussi tranquile que des montagnes russes, des relations backstage aussi floues que les polaroïds et une Avant Première aussi chaotique que les dilemmes d'adolescents. En prime, il s'était battu avec un ami. Même si sur le moment, Matt n'avait rien eu d'un ami.

    Il était temps de sortir du rêve; de se défaire de l'illusion et d'être rationnel. Plus d'enfantillages, plus de ridicule. Plus de mensonges...?
    Phen réussi finalement à se dégager de sa torpeur et posa le genou gauche à terre; il posa son avant bras gauche sur sa jambe pliée pour être à hauteur égale avec le visage de la jeune femme, qui n'avait toujours prononcé mot. Un léger sourire, sincère même si timide et dont la gène était visible, se peignait sur ses lèvres. Ses yeux ne lâchaient pas les siens.


    « Hum...je ne sais pas ce que tu as vu ou entendu mais...sache que ça ne compte absolument pas pour moi. Tu connais Charlie, elle...provoque. Elle adore ça. Ne crois pas que je me sers d'elle pour passer le temps. »

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MessageSujet: Re: Le calme après la tempête [Phen H.]   Mer 24 Déc - 2:32

Le souhait d’Elena ne fut pas exaucer. Avait-il seulement été entendu? Phoenix n’avait pas passé son chemin comme elle l’aurait voulu. Saurait été sans doute trop facile. Et maintenant il se rapprochait, s’accroupissant a sa hauteur. Lena sentait déjà la présence du jeune homme a proximité, ce qui ne fit qu’accroître les battements de son cœur. Jamais elle n’avait souhaiter autant être invisible qu’a ce moment précis. Elena voulait disparaître, se fondre dans le sombre bois de la scène et ne pas faire face a ce jeune homme qui était si néfaste pour sa raison. La jeune femme jeta néanmoins un bref regard en coin en direction de Phen qui affichait un sourire énigmatique. Mais a quoi jouait-il? L’esquisse sur ses lèvres ressemblait fort a de la timidité. Essayait-il de se jouer d’elle? Pensait-il qu’elle se laisserait amadouer? Tant de question tempêtait dans son esprit de plus en plus embrouillé par la présence du jeune homme.

« Hum...je ne sais pas ce que tu as vu ou entendu mais...sache que ça ne compte absolument pas pour moi. Tu connais Charlie, elle...provoque. Elle adore ça. Ne crois pas que je me sers d'elle pour passer le temps. »

Elena se sentie fléchir. A quoi bon se justifié de la sorte devant elle? Elle ne comprenait pas son attitude a son égard. Toujours d’une raideur de marbre, Elena reposa ses yeux sur le texte et déclara d’une voix catégorique et neutre :

« Ce qui ce passe entre princesse Davis et toi ne me regarde pas. »

L’expression peignant son beau visage trahissait légèrement l’assurance de sa voix. Charlie. Il ne l’avait pas appeler Charlotte. Comment osait-il lui dire qu’elle ne comptait pas pour lui? Elena avait vue avec qu'elle facilité Howard avait laisser les fins bras de la ballerine l'entouré, avec qu'elle aise il l'avait laisser la toucher alors qu'il était si distant avec la jolie blonde. Il était bien trop claire dans l’esprit troublé d’Elena White que Charlotte avait réussit a amadouer Howard plus d’une fois. A ce moment, l’idée saugrenue qu’elle aurait partager plus qu’un baiser, peut être même son lit avec Hamlet la rendait folle. A cette pensée, Lena se sentie rougir violemment. Elle chassa cette image insupportable de ses pensées.

Ils ne sétaient pas reparler de l'avant premiere et Elena n'avait plus envie de le faire non plus, La colère qu’elle éprouvait a son égard déclencher par son attitude le soir de la représentation semblait bien loin. L’étouffement qu’elle ressentait a la suite de la vision de Charlotte au bras du jeune homme qui avait été si doux avec elle a sa loge avait prit tout la place de ses émotions.

Elena revenu a la réalité et ne sentie que trop bien le regard de Phoenix pesant encore sur elle. Ces yeux topazes qui avaient été si doux quelque minutes a peine avant l'énorme tention qui s'était produite sur scène. C'est a peine si elle le sentait respiré tout près. Pour une raison qui lui était inconnue, les yeux de la jeune comédienne lui piquaient attrocement. Ah non, ce n'était pas le moment de pleurer! Et d'ailleur, pourquoi le ferait-elle? Peut être son corp en avait-il assé de jouer la comédie de la sorte? Elena refoulait avec une telle vivacité les brusques émotions qui la prenait que ses sens devait en avoir asser de tant de violence.

La jeune femme inspira profondément, rassemblant toute la volonté et le courage qui lui restait et elle planta ses yeux d'un bleu froid dans ceux du jeune homme. Elle entreprit alors de dévisager intensément le regard qui s'obstinait a ce poser sur elle constament. Elena le questionnait durement du regard comme jamais elle ne l'avait fait. Plus les secondes passaeint et plus la frustration l'envahissait puisqu'elle ne trouvait aucune réponse dans l'insondable regard de Phoenix Howard, seuleument de l'incompréhension. Il semblait destabilisé de se faire dévisager ainsi, surtout par une collègue si chaleureuse de nature.

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